Cette pression croissante met à rude épreuve un système de santé déjà fragile. Le Tchad enregistre l’un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde, avec 860 décès pour 100 000 naissances vivantes. Parmi les populations déplacées, 68 880 femmes enceintes ont été recensées, avec plus de 91 840 naissances attendues au cours des douze prochains mois. En l’absence de soins obstétricaux de qualité, la vie de nombreuses mères et de leurs nouveau-nés est gravement menacée.
Dans ce contexte, les besoins en protection des femmes et des filles deviennent de plus en plus urgents. Nombre d’entre elles, fuyant les violences au Soudan, ont déjà été victimes d’abus et d’agressions sexuelles. Au Tchad, les violences basées sur le genre connaissent une recrudescence, notamment les exploitations sexuelles et les mariages précoces, souvent utilisés comme mécanismes d’adaptation face à la crise.
Pour répondre à ces défis, l’UNFPA a mis en place des espaces sûrs et des services intégrés de santé et de protection. Cependant, les contraintes budgétaires ont conduit à la fermeture de 16 espaces en 2025, réduisant considérablement l’accès des survivantes à une prise en charge adéquate. Face à l’urgence, l’organisation intensifie ses interventions en déployant des sages-femmes, des travailleurs sociaux spécialisés, ainsi que des cliniques mobiles et temporaires pour assurer des soins essentiels dans les zones les plus touchées.
« L’accouchement n’attend pas la fin des conflits, ni l’arrivée des financements. Il est impératif d’agir immédiatement pour éviter une catastrophe humanitaire », a déclaré Mme Yewande Odia, représentante résidente de l’UNFPA au Tchad, appelant les partenaires à combler rapidement le déficit de financement.
L’organisation lance ainsi un appel urgent de 18,7 millions de dollars pour maintenir ses opérations dans les provinces de l’Ennedi Est, du Wadi Fira, du Ouaddaï et du Sila. En 2025, seuls 11 % des fonds nécessaires ont été mobilisés. Sans un soutien accru de la communauté internationale, la santé, la sécurité et la dignité de millions de femmes et de filles resteront gravement compromises.
La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa, a accordé ce lundi 13 avril une audience aux responsables des organisations de personnes vivant avec un handicap, exerçant des activités génératrices de revenus sur l’axe N’Djamena–Kousséri. Cette rencontre a pour objectif de faire le point sur les difficultés liées à leurs conditions de traversée. La ministre Zara Mahamat Issa a lancé cette rencontre dans le cadre de sa mission d’application de la politique nationale de protection et d’aide aux personnes handicapées, dans le but de remédier à la situation inquiétante, notamment la récente interruption des activités lucratives. »Dans cette dynamique, des échanges préliminaires ont déjà été engagés la direction générale des douanes », rassure-t-on. Lire aussi : Tchad : des personnes handicapées manifestent contre les restrictions d’accès à Koussere A la suite des échanges sur les différentes inquiétudes formulées par les intervenants, la ministre a réitéré la ferme volonté de son ministère de promouvoir l’inclusion et l’autonomisation des personnes fragiles, et plus spécifiquement des personnes en situation de handicap, partout dans le pays. Dans cette optique, elle a demandé aux services techniques concernés de collaborer étroitement avec les représentants des groupes impliqués afin de finaliser rapidement les listes des bénéficiaires pour la création de badges et de gilets. L’objectif de cette mesure est de mieux encadrer et de consolider la protection de leurs activités.
Mahamat Idriss Déby Itno, Chef de l’État, a entamé ce jeudi 2 avril 2026 une visite d’amitié et de travail au Nigeria, à l’invitation de son homologue nigérian, au lendemain de la formation du nouveau gouvernement. Ce déplacement marque une étape importante dans le renforcement des relations diplomatiques et économiques entre N’Djamena et Abuja, deux capitales liées par une coopération stratégique de longue date. Les échanges entre les deux dirigeants s’articuleront autour de plusieurs axes majeurs : Sécurité régionale, la coordination de la lutte contre le terrorisme dans le bassin du lac Tchad demeure une priorité, avec un accent particulier sur la redynamisation de la Force multinationale mixte (FMM). Coopération économique, les discussions visent à renforcer les échanges commerciaux transfrontaliers et à explorer de nouveaux projets d’infrastructures communs. Cette visite intervient dans un contexte de renouvellement politique au Tchad, traduisant la volonté des autorités de consolider leurs alliances stratégiques dès l’entrée en fonction de la nouvelle équipe gouvernementale. Le Tchad et le Nigeria partagent une frontière stratégique et font face à des défis sécuritaires communs, notamment liés aux actions du groupe Boko Haram ainsi qu’aux enjeux climatiques affectant la région du lac Tchad.
Les locaux de l’Office national pour la promotion de l’emploi (ONAPE) ont abrité, ce mardi 5 novembre 2025, une rencontre entre le directeur de l’ONAPE, Nassouradine Abakar Kessou, et une délégation de la United Bank for Africa (UBA) Tchad conduite par son directeur général adjoint. Cette séance de travail avait pour objectif d’examiner les possibilités de collaboration entre les deux institutions en matière de promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes. Les échanges ont notamment porté sur le Projet Jeunes Incubateurs & Accélérateurs d’Entreprises (PROJIACE), qui vise à former, accompagner et appuyer les jeunes porteurs de projets au Tchad. Ce programme pourrait s’inscrire dans le cadre de l’accompagnement de la Fondation Tony Elumelu, déjà engagée dans le soutien à l’entrepreneuriat en Afrique. À l’issue des discussions, les deux parties ont convenu de poursuivre les concertations en vue de formaliser un partenariat durable, axé sur l’appui aux initiatives économiques des jeunes.
Au Bénin, Romuald Wadagni remporte la présidentielle avec 94 % des suffrages exprimés. Les résultats provisoires du scrutin de dimanche ont été annoncés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril 2026. Selon les détails précisés par l’AFP et RFI, le ministre des Finances et candidat de la majorité a obtenu 94,05 % des voix sur environ 90 % des bulletins dépouillés. Son unique rival, l’opposant modéré Paul Hounkpè (qui avait reconnu sa défaite dès lundi après-midi et adressé ses « félicitations républicaines » au vainqueur), recueille 5,95 %. Lire aussi : Présidentielle au Bénin : le candidat Paul Hounkpè reconnaît sa défaite et félicite Romuald Wadagni Romuald Wadagni va ainsi succéder à Patrice Talon. Les résultats définitifs seront proclamés ultérieurement par la Cour constitutionnelle.
La rencontre d'échanges au tour de l’éradication de la poliomyélite, organisée au profit des députés, a permis de présenter l’importance de la vaccination, les possibilités d’éradiquer la maladie d'ici fin 2026, les defis et perspectives mais aussi le financement et l’élaboration de la loi rendant obligatoire la vaccination. Ces différentes thématiques ont été présentées par la représentante de l'OMS, Dr Anya Blanche et Dr Sidiki Fandepné. des exposés étayés par des témoignages des victimes de la poliomyélite et ont permis aux deputés d’appréhender les conséquences de la maladie, ses modes de transmission et le moyen efficace de son elimination qui est la vaccination. Le Présidium dirigé par le président de la commission santé et affaires sociales, Abderamane Djasnaye a commenté les séquences et recueillir les préoccupations des députés par rapport aux stratégies idoines permettant de faire face aux defis, le rôle des élus dans la lutte contre ce mal et les étapes prochaines. Le Président de la séance a salué les interventions des députés et l’initiative du ministère de la santé publique et de la prévention. Le ministre de la santé et de la prévention, a rassuré les députés de la disponibilité de son équipe à répondre à leurs sollicitations pour une meilleure compréhension de la lutte contre l’éradication de la poliomyélite. Le minisrre a expliqué que la redynamisation du système de santé a besoin d’une multisectorialité pour plus de résultats. Dr Abdelmadjid Abderahim a invité les députés à soutenir son département pour atteindre les objectifs escomptés. Dans son mot de fin des échanges de cette journée d’information et de plaidoyer pour l'eradicarion de la poliomyélite, la 3ème vice-présidente de l’ Assemblée nationale a dit que l'atelier a mis en lumière l’importance de la vaccination, moyen nécessaire et sûr pour protéger les enfants contre la poliomyélite. Elle a remercié tous les acteurs qui appuient les actions menées par le ministère de la santé publique et de la prévention au profit de la population. Chaque enfant vacciné est une victoire contre la maladie et l’Assemblée nationale prend l’engagement de mettre l’accent sur la sensibilisation des populations pendant les prochaines vacances parlementaires a indiqué Mariam Djimet Ibet. Elle a invité chacun d’être ambassadeur de la vaccination pour le bien-être de l’enfant.
La province du Guéra a lancé ce jeudi 12 mars 2026 à Mongo un atelier de validation des données en vue de l’élaboration du Plan provincial de contingence multirisque. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de gestion des risques et catastrophes et du Plan national de contingence multirisque. Porté par les autorités provinciales avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF, le processus vise à doter la province d’un outil stratégique pour mieux anticiper et gérer les situations d’urgence. Un diagnostic approfondi des risques, des vulnérabilités et des capacités a été réalisé en amont afin d’identifier les principaux scénarios de catastrophes et les enjeux humanitaires dans la province. L’objectif de cet atelier est de valider et d’enrichir les données collectées lors des ateliers de terrain, afin de finaliser les matrices multirisques et préparer la rédaction du Plan de contingence multirisque du Guéra. Dans son mot de bienvenue, le Maire de la commune de Mongo, Hamza Abba Djaourou, a salué l’organisation de cet atelier, qui permettra aux acteurs locaux de renforcer leurs capacités de préparation et de réponse face aux crises et catastrophes. La Déléguée provinciale de l’Action sociale du Guéra, Biani Narcisse, a souligné que la combinaison de plusieurs risques accentue la vulnérabilité des populations. Elle a rappelé les efforts du Ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, notamment les visites de terrain et la distribution de vivres et de non-vivres aux personnes vulnérables. Elle a invité les participants à faire preuve de responsabilité et de rigueur afin de proposer des solutions pertinentes, rappelant que le succès de ce processus dépend de la validation d’informations fiables issues du terrain. Mbainarem Nathaniel, représentant du sous-bureau UNICEF de Mongo, a indiqué que l’élaboration du plan permettra de mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, aux épidémies et à d’autres situations d’urgence. Les travaux se dérouleront sous forme de présentations techniques et d’ateliers de groupe pour élaborer les matrices multirisques, suivant une approche participative impliquant tous les acteurs concernés. Morombaye Man-Allah, Directeur adjoint de la planification et de la coordination de l’action humanitaire et chef de mission représentant le ministère de l’Action sociale, a insisté sur la nécessité de clarifier les rôles et responsabilités de chaque acteur pour une meilleure coordination des interventions en cas de crise. Le Secrétaire général de la province du Guéra, Hassan Souleymane Adam, a procédé au lancement officiel des travaux, rappelant que le plan de contingence multirisque constitue un outil essentiel pour anticiper les catastrophes, organiser la réponse humanitaire et protéger efficacement les populations. L’atelier réunit les autorités administratives, les services techniques de l’État, les partenaires humanitaires et les acteurs de la société civile. Il se poursuivra jusqu’au 13 mars 2026 à Mongo et devrait aboutir à la consolidation des données nécessaires à la finalisation du Plan provincial de contingence multirisque du Guéra.